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La seconde partie intitulée «Sculptures» regroupe en un même ensemble de 50 minutes quatre chorégraphies nées de la rencontre de la chorégraphe Alice PSAROUDAKI avec cinq œuvres sculptées de Cris PEREBY : émue à la fois par le mouvement, la vie et la beauté qui se dégagent des sculptures de Cris, Alice a ressenti la nécessité de créer des chorégraphies qui prolongent l’impulsion initiale que chaque œuvre sculptée a imprimé dans son imaginaire. Alors que les sculptures de Patricia choisies par Alice dans «Auria» s’articulent sur des sujets en mouvement dont le rapport à la danse semble immédiat, les sculptures de Cris évoquent des âmes en mouvement et jouent plus sur le ressenti de la chorégraphe. La pièce s’ouvre avec «Le Poète» (2019) créé pour Aurélien MAGNAN : perdu dans ses pensées et torturé par le silence, il cherche à mettre en mots les sensations qui le traversent. Par sa présence athlétique et sa technique, Aurélien prend possession de l’espace et par son interprétation dramatique, il fait vibrer le public de sa musique intérieure. Lorsque l’Adagio molto de ‘L’Automne’ tiré des «Quatre Saisons» de VIVALDI se fait entendre, sa danse semble emportée par un tourbillon d’émotions : c’est remarquable ! Aurélien assure ensuite la transition avec «Rêve de Pygmalion» (2015), chorégraphie dédiée aux sculptures ‘La Pudique’, sorte d’autoportrait de la sculptrice Cris PEREBY lorsqu’elle avait 17 ans et ‘La Sauvageonne’, portrait de sa fille cadette lorsque la fougue de ses 16 ans l’incitait à la révolte et à la contestation. La scène s’ouvre sur les danseuses Madeleine BELL (‘La Pudique’) et Camille SAVY (‘La Sauvageonne’), chacune respectivement dans la position de la sculpture qu’elle représente. La voix de Jacques GAY se fait entendre pour déclamer les poèmes d’Annick MERLIN inspirés par ces sculptures, alors que les danseuses interagissent doucement avec le texte. Puis, la musique baroque du Concerto pour hautbois, cordes et continuo en ré mineur d’Alessandro MARCELLO (1669-1747) vient nourrir les danseuses qui donnent vie à leurs sculptures. Dans le premier mouvement, Madeleine vibre aux sonorités des cordes, alors que Camille répond aux inflexions du hautbois avec une belle vivacité, pour un duo où chaque interprète semble traduire la personnalité de sa sculpture. Le deuxième mouvement permet d’apprécier un solo sensuel de ‘La Pudique’. Enfin, le troisième mouvement joue à changer les rôles pour traduire les pulsions versatiles de l’adolescence, le tout dans un élan très énergique. L’originalité de la conception de la chorégraphie, aussi bien que l’implication des danseuses ont été chaleureusement accueillies. // Photo : Madeleine BELL dans «Rêve de Pygmalion», chorégraphie d’Alice PSAROUDAKI (2015) d’après la sculpture de Cris PEREBY intitulée ‘La Pudique’. // Voir la suite sur l’article suivant (4).

Commentaires

28.11 | 05:58

Comment dire que la relative difficulté technique d'un art,quelqu'il soit, en r...

27.03 | 17:18

Pour le programme court, Yuzuru a patiné sur 'Otonal' de Raul di Blasio.

24.03 | 13:19

hello, quelqu'un peut il me dire le titre de la musique pour le programme de...

16.05 | 11:56

Un spectacle de qualité avec une programmation harmonieuse entre les...